PRESSE

"Une musique aux arrangements subtils, mêlant climat mélancolique et groove soutenu." C. Loxhay 

Lien: Jazz around mag

« L’impression, d’emblée, est celle d’espaces dégagés laissant s’échapper de longues tenues sur des rythmiques tranquilles, voire presque étales. A l’image du design soigné de la jaquette et de plusieurs des titres, c’est le clair obscur qui domine, et avec lui une certaine forme d’intériorité mélancolique (…). A découvrir comme un témoignage supplémentaire de la vitalité créatrice de la jeune scène belge. » Vincent Cotro

"Keuze van de redacteur" G. Tonla Briquet

Lien: Jazz Mozaïek.

Lorenzo Di Maio inaugure superbement le Gaume Jazz / LE SOIR (Jean-Claude Vantroyen)

C'est banal, evidemment, mais pas à Rossignol, dans le superbe écrin de verdure du Gaume Jazz, vendredi, on ne parlait que de ça : de la météo. Je vous avoue

qu’après s’être gelé les os au Brussels Summer Festival en écoutant Hyphen Hyphen et Tindersticks sur la place des Palais jeudi soir, bénéficier d’un temps clément et, surtout, ne pas être douché, vendredi soir au Gaume, c’était une bénédiction.

Excellence musicale

Cette météo bienfaisante, qui s’accompagne de soleil, ce samedi matin, au moment où j’écris ces lignes, n’est cependant pas la seule bonne nouvelle de ce début de festival. La vraie bonne nouvelle, c’est l’excellence de la musique que nous ont offerte Lorenzo Di Maio et son groupe. J’avais déjà écouté le premier album du guitariste belge, Black Rainbow, qui sera dans les bacs des disquaires en septembre, mais sur scène, sa musique prend des dimensions exceptionnelles.

Il faut citer tout le monde : Lorenzo à la guitare, Nicola Andrioli au piano et au piano électrique, Cédric Raymond à la contrebasse, Jean-Paul Estiévenart à la trompette et Antoine Pierre à la batterie. L’osmose entre tous ces musiciens est complète, comme s’ils ne faisaient qu’un corps, qu’un seul instrument. C’est comme si un seul musicien libérait son jazz.

 

Pour arriver à cette symbiose totale, il faut se connaître, certes, mais aussi se respecter, s’apprécier, s’aimer. Et à ce point adorer la musique composée par Lorenzo que chacun la magnifie. Et c’est vrai que les morceaux du guitariste sont superbes. De vraies mélodies, souvent même des riffs accrocheurs, qui allient une ligne ferme et de l’espace pour chacun des solistes. Des arrangements très soignés, très écrits, mais qui, une fois de plus, n’encarcanent aucun des musiciens. Et, surtout, aucun des morceaux n’est monolithique : on n’hésite pas à changer de tempo, d’intensité, on murmure puis on explose, on teinte de couleurs très diverses, on fonce dans le bop et hard bop, pour revenir au cool, engouffrer la guitare dans une sonorité plus country puis blues, oser des sonorités à la Miles Davis dans « In a silent way », ne pas hésiter à tenter des motifs plus contemporains. Mais qu’on n’imagine pas que Lorenzo cliche ses illustres prédécesseurs : il invente à partir de ces références.

De « Détachement » à « Back Home », de « September Song » à « Lonesome Traveller », de
« Santo Spirito » à « Black Rainbow », les morceaux s’enchaînent avec intensité. Les solos de Lorenso sur sa Gibson 335, de Jean-Paul, de Nicola, de Cédric montrent toute leur inventivité et, derrière, Antoine pousse tout le monde à donner le meilleur avec ses roulements, ses swings de cymbale, son beat formidable et la belle puissance de sa cymbale à spirale. Après 1h15 de présence sur scène, le Lorenzo Di Maio Group est devenu comme une évidence. C’est un quintet qui doit poursuivre sa route et défricher encore de nouveaux chemins du jazz belge.

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